Féral, une qualité à développer ? – Gentleman Boxing

Féral, une qualité à développer ?

Féral :

Qualifie un animal domestique qui est retourné à l’état sauvage.

Avant de voir de plus près cet état de Féral, il me semble opportun de revenir sur le résultat d’une inhibition de l’action ou plus simplement lorsque l’on ne peut ni fuir ni agir face à une agression.

Effets sur le plan physio chimique :

libération de

cortisol

* diminue les défenses immunitaires

* détruit les protéines

* retient l’eau et les sels

* état dépressif…

Il convient de noter que lorsque vous vous mettez en colère 5 mn, il faut 5 heures au corps pour éliminer le cortisol….autant ne pas se mettre en rogne pour rien !

noramidopyrine

* entraîne une diminution du calibre des vaisseaux d’où une diminution de la capacité respiratoire, d’hypertension, troubles cardio vasculaire.

Ensuite il y a quelques faits qu’il me semble intéressant à revoir.

Dans des instants de peur, de colère l’homme cesse de penser avec son prosencéphale ( Le système limbique ,groupe de noyaux situés dans la partie inférieure du prosencéphale, a pour fonction de réguler les émotions et le comportement ) pour agir avec le mésencéphale ( centre de contrôle de différentes fonctions essentielles ).

Passer les réactions rituelles ( provocation – soumission ) ne reste que deux solutions, fuir ou combattre ! Souvent j’entends pas mal d’enseignants ( de tous horizons ) fuir est la première des solutions….euh oui, si je suis un super sprinter et que l’autre ne court pas plus vite que moi !

Combattre.

Une personne « équilibrée » montre toujours une répugnance à se battre; des raisons sociales, culturelles, psychiques …agissent comme autant de filtres. Durant la 2ème guerre mondiale des études ont démontré que 15 % environ des soldats américains avaient tirés réellement sur l’ennemi avec l’intention de tuer. Le reste tirait en l’air ou à coté.Il ne s’agit pas là de peur ou de lâcheté  mais la conséquence d’une répugnance innée de l’être humain à s’entre-tuer.

Voici deux cas d’état féral.

Mike Tyson

Que voyons nous là ? Un combat rituel de très haut niveau, dont le déroulement est régi par des règles strictes et d’un coup un geste, une action « sauvage » ! Une animalité qui s’exprime ! Il est intéressant de constater que Mike Tyson n’a aucun souvenir de son geste par la suite….ceci démontre que la « féralité » n’est jamais bien loin, que des siècles d’évolution n’ont pas gommé notre agressivité première….agressivité qui canalisée, nous a permis d’évoluer. Lire Lorentz – L’agression une histoire naturelle du mal.

Les militaires

Là nous voyons plus un état féral du à un conditionnement.  Un soldat correctement entrainé et dans une certaine mesure conditionné pourra être une arme en soi, mais ce conditionnement ne peut dépasser une certaine limite sinon le risque de créer de pseudo-sociopathes est trop grand donc contre productif.

  http://www.valeursactuelles.com/monde/un-soldat-britannique-decapite-un-djihadiste-avec-une-pelle-par-manque-de-munitions-92263

Arts de Combat et état féral.

Dans nos disciplines cela doit il être développer ?

Oui à mon sens. Si chacun pratique pour une raison qui lui est propre ( bien être physique et moral, édification personnelle…) il ne faut jamais perdre de vue que la raison première de ces Arts est de pouvoir préserver son intégrité physique et morale, de pouvoir protéger les siens et d’être à même de porter secours.

Pour qui ?

cela doit être proposé mais non imposé. Sans tomber dans une paranoïa excessive, nul n’est à l’abri d’une agression et mieux vaut prévenir que guérir.

Comment ?

Par une approche autre de la pratique. Ils faut sortir des sentiers battus, la salle, le dojo sont des endroits délimités – limités ( d’un point de vue physique et psychique ). Cela doit se vivre et ne peut être dit, à vous de trouver les méthodes.

En tant qu’enseignant, pratiquant, père, développer et cultiver cet état est nécessité vitale. Mais il convient d’en faire une force positive qui doit être un des moteurs d’une évolution de vie….tout en gardant en mémoire les mots d’un grand Monsieur « mieux vaut être jugé par douze que porté par six ».

Jean Philippe Lagarde Pelissier

About the Author

Fondateur de GENTLEMAN BOXING, Jean Philippe Lagarde Pelissier est enseignant en Art de Combat, préparateur Physique, entraineur et Formateur Kettlebell et adepte du Surya Namaskar.

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